
"Et ignem regunt numeri
Ainsi donc les nombres régissent le feu"
Jean-Baptiste Fourier (qu'on connait aussi sous le nom de Joseph Fourier) est né le 21 mars 1768 à Auxerre. Il est le douzième des quinze enfants de son père. Alors qu'il n'a que 10 ans, il perd ses parents et est placé à l'école militaire d'Auxerre.
Il réalise des études prometteuses en Français et en latin, mais son intérêt se porte sur les mathématiques. Il lit notamment les 6 tomes du Cours de mathématiques de Bezout. Il rentre ensuite au séminaire, mais n'a pas vraiment la vocation et il retourne en 1789 enseigner à son ancienne école à Auxerre.
Fourier se montre un révolutionnaire actif, animateur du comité local révolutionnaire d'Auxerre. Un incident l'oppose à une faction rivale à Orléans en 1793. Il est emprisonné, et en ces temps de Terreur, son chemin le menait droit à la guillotine. Mais la chute de Robespierre provoque des changements politiques en France, et Fourier est libéré. En 1794, il est de la première promotion de l'Ecole Normale Supérieure, où ses professeurs ont pour nom Lagrange, Laplace et Monge.
Elève le plus brillant, il profite de cet excellent entourage pour s'investir beaucoup dans la recherche mathématique. En 1797, il remplace Lagrange à la chaire d'analyse et de mécanique de l'Ecole Polytechnique, bien qu'il n'ait pas encore à son actif de découverte majeure. En 1798, il rejoint les expéditions napoléoniennes en Egypte en 1798, où de nombreux chercheurs français mènent d'ambitieuses recherches - qui se feront, hélas, au détriment des richesses locales pillées. Napoléon rencontre alors de nombreux succès (Malte, Alexandrie). Mais après la destruction de la flotte napoléonienne par celle de Nelson dans la bataille du détroit du Nil en août 1798, Napoléon et son armée se voient confiner dans les pays qu'ils viennent de conquérir.
Fourier devient alors secrétaire de l'Institut d'Egypte mis en place par Monge, et il se révèle très compétent à ce poste. Par la suite, de nombreuses missions diplomatiques lui seront confiées. En même temps, il s'intéresse à l'art et à l'égyptologie. Quand Fourier regagne la France en 1801, Napoléon n'a pas oublié ses excellents états de service, et le nomme préfet de l'Isère, sans que l'on sache si Fourier lui-même désirait ce poste. Il reste que Fourier fut un excellent préfet, qui mena à bien plusieurs projets d'importance. C'est à Grenoble que Fourier réalise l'essentiel de ces travaux les plus importants. Son obsession est le problème de la chaleur, c'est-à-dire l'étude de l'évolution de la température d'un corps au cours du temps. De 1802 à 1807, il trouve l'équation de la propagation de la chaleur dans les corps solides, puis trouve une méthode pour la résoudre, ce qui est maintenant l'analyse de Fourier.
Fourier décompose une fonction mathématique unique, mais difficile à décrire mathématiquement, en une somme infinie de fonctions en sinus et en cosinus. Il est alors plus facile de décrire au cours du temps l'évolution de chacune de ces fonctions, et de retrouver la température au temps t en refaisant la somme. Cette hypothèse audacieuse est contestée par ses contemporains Laplace, Poisson et Lagrange; ce dernier se lève même en pleine séance de l'Institut des sciences et déclare qu'il tient pour fausse la théorie de Fourier. Il faut dire que, même pour les critères de rigueur de l'époque, les conclusions de Fourier étaient hardies.
Par exemple, dans un langage moderne, Fourier ne s'intéresse jamais à la convergence de ses séries. Pour les anciens, ce qui les tracassait était plutôt le phénomène inverse : il leur semblait impossible qu'une superposition, même infinie, de fonctions continues, puisse donner une fonction discontinue. Malgré ces réserves, Fourier est primé par l'Institut pour son mémoire en 1812. En 1815 Napoléon s'échappe de l'ile de l'Elbe, et revient avec toute une armée vers la France. Fourier est toujours préfet de l'Isère, et Grenoble est sur la route de Napoléon. Fourier obéit aux injonctions du roi, et ordonne qu'on s'oppose à Napoléon. Il parvient toutefois à manoeuvrer assez habilement pour que Napoléon ne lui en veuille pas, et le nomme préfet du Rhône quand il reprend le pouvoir. Les événements politiques font que Fourier n'occupera jamais ce poste.
Au contraire, en 1817, il est élu à l'Académie des sciences réhabilitée. En 1822, il devient secrétaire de la section mathématique. A ce poste, il aidera beaucoup de jeunes mathématiciens prometteurs, dont Dirichlet, Sturm ou Ostrogradsky.
Pendant la fin de sa vie, il consacre beaucoup de temps à préciser ses arguments, et à débattre avec ses contemporains, notamment Biot et Poisson, qui lui contestent la priorité des découvertes!
12 commentaires:
ahah. La véritable nature de Pootch fait surface. Mais je pense que ce n'est pas parce que tu assommes tes petits camarades avec des âneries que tu auras un meilleure note au test de maths
Puic, je veux pas me mettre à côté de toi à l'école l'an prochain: t'es un sale intello! Et si tu veux que je te prête mon rose, t'as interêt à me filer des pailles d'or ou des barquettes à la fraise.
luce ? C'est toi ?
Ca alors! Moi qui avais toujours cru que Joseph Fourier était une fac de sciences! Je me demande du coup s'il existe également quelque part ailleurs une fac Ostragradazsky. Ceci dit, je constate avec joie que tout le monde a à peu près le même genre d'occupations en ce moment, de ce côté-ci de l'Atlantique.
Puic, tu fais fausse route. Un Grenoblouô ne sait pas ce genre de chose. Tu ferais mieux d'apprendre par coeur les niveaux d'enneigement dans toutes les stations environnantes si tu veux arriver à t'intégrer zaux discussions locales.
AHAHAHAHAHAH
ça y'est c'est fini, je peux me permettre d'oublier Fourier, et Schwartz, et tous leurs potes!
Pour ceux que ça intérresse, le partiel c'est bien passé, je me suis mit une caisse au V6 (étage des rugbeux, première fois de ma vie que j'y mets les pieds, c'est tres convivial) apres pour fêter ça, et là j'ai mal au crane, la bouche pateuse et je me demande bien qui c'est Fourier déjà?
De toute façon Romu, Puic n'est pas un grenoblois, c'est lui meme qui me l'a dit.
L'ennui c'est qu'il n'est pas non plus parisien, aux dires de son pote présent ce we ("Puic ? C'est un bouzeux !")
Conclusion : on ne sait pas qui est Puic
Ich bin ein Berliner
Évariste Galois (Bourg-la-Reine, 25 octobre 1811 - Paris, 31 mai 1832) était un mathématicien français.
Alors qu’il était encore élève au lycée Louis-le-Grand, il détermina une condition nécessaire et suffisante pour qu’un polynôme soit résoluble par radicaux, et résolut ainsi un très vieux problème. En dépit de ce don exceptionnel pour les mathématiques et de l’étendue de ses connaissances, il échoua à deux reprises au concours d’entrée à l’École polytechnique (la légende raconte qu'il aurait jeté le chiffon à effacer la craie à la tête de son examinateur devant la stupidité des questions posées). En 1829, il est finalement admis à l’École préparatoire de laquelle il est renvoyé en janvier 1831. Il mourut lors d’un duel à l’âge de vingt ans.
Il fut le premier à utiliser le mot « groupe » comme un terme mathématique pour désigner un « groupe de permutations ». Son travail sur la théorie des équations fut soumis à l’Académie des sciences et fut examiné par Poisson qui ne le comprit pas. Il fut à nouveau présenté sous une forme condensée, mais sans plus de succès. L’importance et la portée de son travail ne furent pas reconnues pendant sa courte vie. Son travail posait les fondements de l’actuelle théorie de Galois, branche majeure de l’algèbre générale, ceux des suites pseudo-aléatoires (PN) et de la correction des erreurs dans le codage des applications.
Galois était un républicain convaincu et en 1831, au cours d’un banquet, il porta un toast, avec un couteau à la main au-dessus de son verre, à Louis-Philippe, ce qui lui valut dix mois de prison. Certains pensent que sa mort dans un duel a été organisée par la police secrète.
Dans la nuit du 29 mai 1832, qui précéda le duel qui l’opposait à un officier pour défendre l’honneur d’une femme, il pressentit que sa mort était imminente, et veilla toute la nuit pour écrire plusieurs lettres à son ami républicain Auguste Chevalier, et composa ce qui devint son testament mathématique. Dans ses derniers papiers, après avoir rapporté sa théorie sur les équations résolubles par radicaux, il termina en donnant un aperçu de ses derniers travaux en analyse et demanda à son ami de faire imprimer cette lettre dans la Revue encyclopédique. Le lendemain il fut touché à l’abdomen et mourut de ses blessures à l’âge de 20 ans (probablement d’une péritonite), le jour suivant à l’hôpital Cochin et après avoir refusé les offices d’un prêtre.
Ses derniers mots furent pour son frère : « Ne pleure pas, Alfred ! J’ai besoin de tout mon courage pour mourir à vingt ans ! »
Son travail resta incompris jusqu’en 1843 lorsque Liouville lut son manuscrit et déclara que Galois avait vraiment résolu le problème posé pour la première fois par Abel. Le manuscrit fut finalement publié en octobre ou novembre 1846 dans le Journal des mathématiques pures et appliquées. Même si sa théorie est abordée au niveau licence, elle reste très difficile à appréhender puisqu’elle introduit de nouvelles notions en algèbre générale, parfois très abstraites.
Du fait de sa mort dramatique, de sa précocité intellectuelle et de son génie incompris, le personnage de Galois a été plus ou moins magnifié, et la légende a déformé la réalité. Le mythe de Galois a inspiré aux Pafnouties l’opéra rock Evary Galdust.
Évariste Galois (Bourg-la-Reine, 25 octobre 1811 - Paris, 31 mai 1832) était un mathématicien français.
Alors qu’il était encore élève au lycée Louis-le-Grand, il détermina une condition nécessaire et suffisante pour qu’un polynôme soit résoluble par radicaux, et résolut ainsi un très vieux problème. En dépit de ce don exceptionnel pour les mathématiques et de l’étendue de ses connaissances, il échoua à deux reprises au concours d’entrée à l’École polytechnique (la légende raconte qu'il aurait jeté le chiffon à effacer la craie à la tête de son examinateur devant la stupidité des questions posées). En 1829, il est finalement admis à l’École préparatoire de laquelle il est renvoyé en janvier 1831. Il mourut lors d’un duel à l’âge de vingt ans.
Il fut le premier à utiliser le mot « groupe » comme un terme mathématique pour désigner un « groupe de permutations ». Son travail sur la théorie des équations fut soumis à l’Académie des sciences et fut examiné par Poisson qui ne le comprit pas. Il fut à nouveau présenté sous une forme condensée, mais sans plus de succès. L’importance et la portée de son travail ne furent pas reconnues pendant sa courte vie. Son travail posait les fondements de l’actuelle théorie de Galois, branche majeure de l’algèbre générale, ceux des suites pseudo-aléatoires (PN) et de la correction des erreurs dans le codage des applications.
Galois était un républicain convaincu et en 1831, au cours d’un banquet, il porta un toast, avec un couteau à la main au-dessus de son verre, à Louis-Philippe, ce qui lui valut dix mois de prison. Certains pensent que sa mort dans un duel a été organisée par la police secrète.
Dans la nuit du 29 mai 1832, qui précéda le duel qui l’opposait à un officier pour défendre l’honneur d’une femme, il pressentit que sa mort était imminente, et veilla toute la nuit pour écrire plusieurs lettres à son ami républicain Auguste Chevalier, et composa ce qui devint son testament mathématique. Dans ses derniers papiers, après avoir rapporté sa théorie sur les équations résolubles par radicaux, il termina en donnant un aperçu de ses derniers travaux en analyse et demanda à son ami de faire imprimer cette lettre dans la Revue encyclopédique. Le lendemain il fut touché à l’abdomen et mourut de ses blessures à l’âge de 20 ans (probablement d’une péritonite), le jour suivant à l’hôpital Cochin et après avoir refusé les offices d’un prêtre.
Ses derniers mots furent pour son frère : « Ne pleure pas, Alfred ! J’ai besoin de tout mon courage pour mourir à vingt ans ! »
Son travail resta incompris jusqu’en 1843 lorsque Liouville lut son manuscrit et déclara que Galois avait vraiment résolu le problème posé pour la première fois par Abel. Le manuscrit fut finalement publié en octobre ou novembre 1846 dans le Journal des mathématiques pures et appliquées. Même si sa théorie est abordée au niveau licence, elle reste très difficile à appréhender puisqu’elle introduit de nouvelles notions en algèbre générale, parfois très abstraites.
Du fait de sa mort dramatique, de sa précocité intellectuelle et de son génie incompris, le personnage de Galois a été plus ou moins magnifié, et la légende a déformé la réalité. Le mythe de Galois a inspiré aux Pafnouties l’opéra rock Evary Galdust.
Évariste Galois (Bourg-la-Reine, 25 octobre 1811 - Paris, 31 mai 1832) était un mathématicien français.
Alors qu’il était encore élève au lycée Louis-le-Grand, il détermina une condition nécessaire et suffisante pour qu’un polynôme soit résoluble par radicaux, et résolut ainsi un très vieux problème. En dépit de ce don exceptionnel pour les mathématiques et de l’étendue de ses connaissances, il échoua à deux reprises au concours d’entrée à l’École polytechnique (la légende raconte qu'il aurait jeté le chiffon à effacer la craie à la tête de son examinateur devant la stupidité des questions posées). En 1829, il est finalement admis à l’École préparatoire de laquelle il est renvoyé en janvier 1831. Il mourut lors d’un duel à l’âge de vingt ans.
Il fut le premier à utiliser le mot « groupe » comme un terme mathématique pour désigner un « groupe de permutations ». Son travail sur la théorie des équations fut soumis à l’Académie des sciences et fut examiné par Poisson qui ne le comprit pas. Il fut à nouveau présenté sous une forme condensée, mais sans plus de succès. L’importance et la portée de son travail ne furent pas reconnues pendant sa courte vie. Son travail posait les fondements de l’actuelle théorie de Galois, branche majeure de l’algèbre générale, ceux des suites pseudo-aléatoires (PN) et de la correction des erreurs dans le codage des applications.
Galois était un républicain convaincu et en 1831, au cours d’un banquet, il porta un toast, avec un couteau à la main au-dessus de son verre, à Louis-Philippe, ce qui lui valut dix mois de prison. Certains pensent que sa mort dans un duel a été organisée par la police secrète.
Dans la nuit du 29 mai 1832, qui précéda le duel qui l’opposait à un officier pour défendre l’honneur d’une femme, il pressentit que sa mort était imminente, et veilla toute la nuit pour écrire plusieurs lettres à son ami républicain Auguste Chevalier, et composa ce qui devint son testament mathématique. Dans ses derniers papiers, après avoir rapporté sa théorie sur les équations résolubles par radicaux, il termina en donnant un aperçu de ses derniers travaux en analyse et demanda à son ami de faire imprimer cette lettre dans la Revue encyclopédique. Le lendemain il fut touché à l’abdomen et mourut de ses blessures à l’âge de 20 ans (probablement d’une péritonite), le jour suivant à l’hôpital Cochin et après avoir refusé les offices d’un prêtre.
Ses derniers mots furent pour son frère : « Ne pleure pas, Alfred ! J’ai besoin de tout mon courage pour mourir à vingt ans ! »
Son travail resta incompris jusqu’en 1843 lorsque Liouville lut son manuscrit et déclara que Galois avait vraiment résolu le problème posé pour la première fois par Abel. Le manuscrit fut finalement publié en octobre ou novembre 1846 dans le Journal des mathématiques pures et appliquées. Même si sa théorie est abordée au niveau licence, elle reste très difficile à appréhender puisqu’elle introduit de nouvelles notions en algèbre générale, parfois très abstraites.
Du fait de sa mort dramatique, de sa précocité intellectuelle et de son génie incompris, le personnage de Galois a été plus ou moins magnifié, et la légende a déformé la réalité. Le mythe de Galois a inspiré aux Pafnouties l’opéra rock Evary Galdust.
Moi aussi j'aime beaucoup les grands savant de notre siècle. Donc pour contribuer au blog je publie la biographie de mon idole: le mathématicien Evariste Galois.
mais pourquoi le mettre 4 fois?
(et puis qui es la wedler's communauté? )
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