mercredi 21 février 2007

Color-Pulse a encore frappé


Héééé oui ! Faut croire qu'il sagit là du karma du Palais Grillet. Colorer les cheveux des gens.
(il faut reconnaitre qu'en plein coeur de l'hiver, la couleur fait du bien)
Après Célost, après Flack et l'Ousbeck, après Dot même si peu s'en souviennent, voici que Color-Pulse a encore remporté une victoire :


Regardez cette adolescente complexée, au regard mollement posé sur un livre pour adolescents de son âge, et regardez comme son cheveu est terne :
Sitôt franchi le seuil du PG2, voici qu'elle exprime un souhait : 'changer'.

Ni une, ni deux, le Palais dégaine son coiffeur le plus métrosexuel, qui se penche sur la question. Il décide de lui faire une coloration avec 'Color-Pulse Rouge tendance'





Il lui recommande le shampooing le plus orgasmateur du marché (Herbal essence Iris-Grande camomille). Deja notre adolescente retrouve confiance en elle.





Puis le coiffeur métrosexuel, qui est par nature très prudent, applique de l'Homéoplasmine sur le front de la jeune fille, un secret qu'il a lu dans '20 ans', qui évitera bien des soucis une fois la coloration terminée..
Voyez quelle complicité commence à lier le coiffeur et la coiffée




La coloration est ensuite appliquée très uniformément par notre coiffeur, qui connaît bien son métier. La couleur peut paraître un peu vive, mais "ne vous inquiétez pas, lui dit-il, le rendu est toujours plus estompé après le brush"..


Ensuite on emballe bien serré dans du plastique de type cellophane (celui que vous avez dans vos cuisines mesdames)
et on patiente 30 petites minutes...







On rince vigoureusement. Attention, cette phase peut heurter les âmes les plus sensibles.
(photo réalisée sans trucage)




Puis vient l'heure du brushing 'lisse-ultra'.. il faut souffrir pour ne plus être une adolescente complexée..




Mais le résultat est là :

Cette jeune fille, pleine de confiance en elle grâce à sa nouvelle chevelure, peut enfin s'attaquer à la lecture de celui qui deviendra l'auteur préféré de cette future philosophe.

Merci à Color-Pulse de faire naître tant de vocations !

samedi 27 janvier 2007

La minute culturelle : aujourd'hui "La Chine"

Très interessé par ce géant pays qui monte qu'est la Chine, le Palais Grillet a décidé d'envoyer un émissaire sur place afin de tenter de comprendre un peu mieux ce qui fait qu'un jour on pourrait bien tous finir mangés à la sauce chinoise..

Une délégation est donc partie fin décembre, avec dans son sac des reserves suffisantes de fromages et de saucisson pour amadouer les autochtones.
Un autochtone sympa a accueilli la délégation de manière tout a fait chaleureuse, par la traditionnelle 'Danse sur les chaises", que les chinois appellent aussi 'chian xuon' (pour la prononciation, voir la leçon #2)

La délégation a eu l'opportunité de voir la ville de Wuhan, où est construit le métro aérien le plus haut du monde.. "Tellement haut qu'on a même un peu la flemme d'y monter", m'a confié Tchang, 27 ans, qui comme tant d'autres chinois préfere prendre sa voiture.


La délégation a goûté a la cuisine locale..


...a appris que l'on pouvait dire 'chier chier' à quelqu'un en souriant, et qu'il vous rendait votre sourire, visiblement très heureux
(NDLR : 'merci' se dit effectivement comme ca, au debut ca fait bizarre, mais on s'habitue à tout vous savez..)

Elle a eu également l'occasion de voir des paysages très variés, tels que :
les canaux tranquilles de Suzhou











l'immense ville de Shanghaï :
les eaux calmes du lac de Hangzhou







et aussi la Grande Muraille



(non ca, c'est pas vrai, on l'a pas vu, mais c'est juste pour la classe..)




Et puisque cet article s'intitule la minute culturelle, sachez que nous entrerons prochainement dans l'année du Cochon de feu rouge, je sais pas bien ce que c'est un cochon à un feu-rouge, mais bon...

Le bilan de cette étude est globalement très positif. La Chine est un pays accueillant, que nous recommandons vivement à nos lecteurs !
Un deuxième émissaire du Palais Grillet devrait prochainement partir pour continuer l'étude de ce pays à la fois si obscur et envoutant par des millénaires d'histoire, et si résolument tourné vers un modernisme paprfois déconcertant...

A suivre...

mardi 16 janvier 2007

Joseph Fourier

Je voudrais ici rendre hommage à l'un des plus grands physiciens: Joseph Fourier.

"Et ignem regunt numeri
Ainsi donc les nombres régissent le feu"



Jean-Baptiste Fourier (qu'on connait aussi sous le nom de Joseph Fourier) est né le 21 mars 1768 à Auxerre. Il est le douzième des quinze enfants de son père. Alors qu'il n'a que 10 ans, il perd ses parents et est placé à l'école militaire d'Auxerre.

Il réalise des études prometteuses en Français et en latin, mais son intérêt se porte sur les mathématiques. Il lit notamment les 6 tomes du Cours de mathématiques de Bezout. Il rentre ensuite au séminaire, mais n'a pas vraiment la vocation et il retourne en 1789 enseigner à son ancienne école à Auxerre.
Fourier se montre un révolutionnaire actif, animateur du comité local révolutionnaire d'Auxerre. Un incident l'oppose à une faction rivale à Orléans en 1793. Il est emprisonné, et en ces temps de Terreur, son chemin le menait droit à la guillotine. Mais la chute de Robespierre provoque des changements politiques en France, et Fourier est libéré. En 1794, il est de la première promotion de l'Ecole Normale Supérieure, où ses professeurs ont pour nom Lagrange, Laplace et Monge.

Elève le plus brillant, il profite de cet excellent entourage pour s'investir beaucoup dans la recherche mathématique. En 1797, il remplace Lagrange à la chaire d'analyse et de mécanique de l'Ecole Polytechnique, bien qu'il n'ait pas encore à son actif de découverte majeure. En 1798, il rejoint les expéditions napoléoniennes en Egypte en 1798, où de nombreux chercheurs français mènent d'ambitieuses recherches - qui se feront, hélas, au détriment des richesses locales pillées. Napoléon rencontre alors de nombreux succès (Malte, Alexandrie). Mais après la destruction de la flotte napoléonienne par celle de Nelson dans la bataille du détroit du Nil en août 1798, Napoléon et son armée se voient confiner dans les pays qu'ils viennent de conquérir.

Fourier devient alors secrétaire de l'Institut d'Egypte mis en place par Monge, et il se révèle très compétent à ce poste. Par la suite, de nombreuses missions diplomatiques lui seront confiées. En même temps, il s'intéresse à l'art et à l'égyptologie. Quand Fourier regagne la France en 1801, Napoléon n'a pas oublié ses excellents états de service, et le nomme préfet de l'Isère, sans que l'on sache si Fourier lui-même désirait ce poste. Il reste que Fourier fut un excellent préfet, qui mena à bien plusieurs projets d'importance. C'est à Grenoble que Fourier réalise l'essentiel de ces travaux les plus importants. Son obsession est le problème de la chaleur, c'est-à-dire l'étude de l'évolution de la température d'un corps au cours du temps. De 1802 à 1807, il trouve l'équation de la propagation de la chaleur dans les corps solides, puis trouve une méthode pour la résoudre, ce qui est maintenant l'analyse de Fourier.

Fourier décompose une fonction mathématique unique, mais difficile à décrire mathématiquement, en une somme infinie de fonctions en sinus et en cosinus. Il est alors plus facile de décrire au cours du temps l'évolution de chacune de ces fonctions, et de retrouver la température au temps t en refaisant la somme. Cette hypothèse audacieuse est contestée par ses contemporains Laplace, Poisson et Lagrange; ce dernier se lève même en pleine séance de l'Institut des sciences et déclare qu'il tient pour fausse la théorie de Fourier. Il faut dire que, même pour les critères de rigueur de l'époque, les conclusions de Fourier étaient hardies.

Par exemple, dans un langage moderne, Fourier ne s'intéresse jamais à la convergence de ses séries. Pour les anciens, ce qui les tracassait était plutôt le phénomène inverse : il leur semblait impossible qu'une superposition, même infinie, de fonctions continues, puisse donner une fonction discontinue. Malgré ces réserves, Fourier est primé par l'Institut pour son mémoire en 1812. En 1815 Napoléon s'échappe de l'ile de l'Elbe, et revient avec toute une armée vers la France. Fourier est toujours préfet de l'Isère, et Grenoble est sur la route de Napoléon. Fourier obéit aux injonctions du roi, et ordonne qu'on s'oppose à Napoléon. Il parvient toutefois à manoeuvrer assez habilement pour que Napoléon ne lui en veuille pas, et le nomme préfet du Rhône quand il reprend le pouvoir. Les événements politiques font que Fourier n'occupera jamais ce poste.
Au contraire, en 1817, il est élu à l'Académie des sciences réhabilitée. En 1822, il devient secrétaire de la section mathématique. A ce poste, il aidera beaucoup de jeunes mathématiciens prometteurs, dont Dirichlet, Sturm ou Ostrogradsky.
Pendant la fin de sa vie, il consacre beaucoup de temps à préciser ses arguments, et à débattre avec ses contemporains, notamment Biot et Poisson, qui lui contestent la priorité des découvertes!
 

Laurent Schwartz


Je voudrais ici rendre un hommage posthume à un grand homme, j'ai nommé Mr Laurent Schwartz.

Laurent Schwartz est l'un des plus grands mathématiciens du XXiè siècle.

L'un des plus appréciés également, pour sa chaleur dans les relations humaines selon ceux qui l'ont connu, pour ses talents de pédagogue selon ses élèves. L'un de ceux dont le nom a dépassé le sérail des spécialistes en raison de ses activités politiques et humanitaires. Laurent Schwartz est né le 5 mars 1915 à Paris.
Il est issu d'une famille juive d'origine alsacienne, imprégnée de culture scientifique : son père est un chirurgien renommé, son oncle, Robert Debré (fondateur de l'Unicef) est un célèbre pédiatre, son grand-oncle (par alliance), n'est autre que que le célèbre mathématicien Jacques Hadamard. Cet attachement à la science ne se démentira d'ailleurs pas par la suite, car Laurent Schwartz épousera Marie-Hélène Lévy, la fille de l'illustre probabiliste Paul Lévy, et elle-même mathématicienne.

La scolarité de Schwartz est brillante, tant en latin qu'en mathématiques. Il entre en 1934 à l'Ecole Normale Supérieure, passe avec succès l'Agrégation en 1937. Ces annés de jeunesse sont aussi le moment d'un premier engagement politique, auprès des mouvements trotskistes. Cet engagement sera de courte durée, mais Schwartz le revendiquera toute sa vie.

La vie de Schwartz pendant la Seconde Guerre Mondiale est très riche. D'une part, il est juif, et il doit se cacher et changer d'identité pour éviter la déportation. D'autre part, il découvre le monde de la recherche mathématique en commençant sa thèse à Clermont-Ferrand, où l'université de Strasbourg est délocalisée.
Il s'intéresse alors à l'analyse harmonique, et soutient en 1943 sa thèse "Etude des sommes d'exponentielles". Il est aussi intégré au groupe de mathématiciens Nicolas Bourbaki, et est manifestement très influencé par eux.

En 1944, il a, une nuit, une illumination : depuis longtemps les mathématiciens cherchaient à légitimer les calculs faits par les physiciens comme Dirac ou Heaviside, et qui utilisent des fonctions très étranges, par exemple une fonction valant 0 partout, sauf en un point où elle vaut plus l'infini, et d'intégrale 1. Cette nuit-là, Schwartz invente une notion de fonction généralisée, les distributions.
Il développera ensuite pendant 4 ans cette théorie, qui est à la fois simple, élégante, et très puissante : les distributions ont joué un rôle crucial dans le développement des équations aux dérivées partielles, mais furent aussi employées en analyse de Fourier ou en théorie du potentiel.
C'est aussi une des rares théories mathématiques du XXiè siècle qui puisse être enseignée à l'université à des niveaux raisonnables. Pour cette théorie, Schwartz recevra en 1950 la prestigieuse médaille Fields (il est alors le premier Français à recevoir cette récompense).

D'ailleurs, Schwartz aura beaucoup de difficultés pour se rendre aux Etats-Unis pour recevoir cette médaille en raison de son passé trotskiste. On doit encore à Laurent Schwartz d'autres travaux mathématiques très intéressants, notamment en géométrie des espaces de Banach ou en probabilités. Ils sont un peu trop techniques pour pouvoir être évoqués avec précision ici.

Il faut aussi mentionner que Laurent Schwartz était un grand pédagogue : il a notamment réformé de fond en comble l'enseignement des mathématiques à l'école Polytechnique, où il professeur de 1959 à 1980. Il y a aussi créé un laboratoire de mathématiques parmi les meilleurs du monde. Si l'engagement trotskiste de Schwartz fut de courte durée, son goût pour les choses politiques ou humanitaires ne s'est jamais démenti. Il est farouchement hostile à la guerre d'Algérie (et est plus généralement partisan de la décolonisation); il défend particulièrement la cause de Maurice Audin, jeune mathématicien arrêté par les parachutistes à Alger et probablement "assassiné" (on ne connait pas encore de version officielle de son histoire).
Il signe aussi le "Manifeste des 121", qui recommande aux militaires l'insubordination (cela lui vaut en représailles d'être privé durant un an de son poste à l'Ecole Polytechnique). Par la suite, il militera activement pour l'indépendance du Viet-Nam. Il sera aussi chargé par F.Mitterand d'une expertise sur l'Université française, qui aboutit en 1985 à la création du Conseil National d'Evaluation des Universités, dont il est le premier président.

En dehors des mathématiques, l'autre passion de Laurent Schwartz était les papillons. Sa collection personnelle, léguée au Museum d'Histoire Naturelle, comportait de l'ordre de 20000 spécimens, collectés au cours de ses divers voyages. Plusieurs espèces ont même été découvertes par lui, et portent, comme il est d'usage, son nom. 

mercredi 10 janvier 2007

mini article express

histoire de vous souhaiter à tous une bonne année 2007!

quelques résolutions 2007 des poulets grillés:

Gence:      2007, j'arrète les cacahuettes (non tenu)
S-heroes: 2007, j'arrète les cigarettes (ambitieux, je ferais tout pour l'en empecher)
Olivia:       2007, j'arrète les amphettes
Tarek:      2007, j'me coupe les frisettes (photos bientôt à l'appui)
Moi:          2007, j'm'en mets plein les chaussettes.

Pour commencer ma nouvelle fortune, j'ai déjà songer à me reconvertir (Centrale n'étant visiblement pas fait pour moi) en marchant de tapis Stambuliote, ou je pourrais mettre à profit les cours d'économie de la belle TDmaid d'éco (dont le nom m'échappe ce qui me fait enrager!)



Malheuresement une overdose de kébap m'a contraint au rapatriement sanitaire. Forcément, un kébap à midi, un kébap le soir pendant une semaine , c'est un peu excessif...

Bref, tout ça pour dire que j'ai passé une semaine à Istanbul avec Christine pour le réveillon et que c'était génial, que les Turques sont les gens les plus accueillants du monde et que vous pouvez passer prendre un lukum avec un thé à l'appart à tout instant.